Booba : Le sacre d’un mauvais garçon, interview GQ Magazine

Booba : « Le rap, le business, la prison, la France et moi », Le sacre d’un mauvais garçon, interview GQ Magazine.

Cela fait des mois que le web et toute la presse parlent de lui et de son clash avec La Fouine mais Booba a gardé le silence. Pour la première fois, celui qui règne en maître sur le rap français a accepté d’ouvrir les portes de son antre de Miami.

A 36 ans, Booba règne en maître sur le rap français. Chacun de ses nouveaux morceaux est disséqué, loué, critiqué et visionné des millions de fois sur Internet. Qui se cache derrière le phénomène Booba ? GQ est allé à sa rencontre sous le soleil de Miami.

Dans le hall d’un hôtel de Miami, une grande carcasse s’avance en polo Ralph Lauren bleu roi et pantalon de treillis. Elle ressemble à celle d’un touriste fortuné, sauf que ce Français d’1 m 92 habite ici un appartement avec vue sur la baie.  » Tu verras, c’est cosy ici… », lâche Booba en nous serrant la main. Il aura fallu cinq ans de lobbying au sein de la rédaction de GQ pour que la star du hip-hop, âgée de 36 ans, figure en couverture. Oui, Booba est arrogant pour certains, vulgaire et misogyne pour beaucoup. Oui, il parle un français peu châtié. Mais il fascine. Génie pour les uns, gênant pour les autres.

Il y a deux ans, plusieurs institutions parisiennes avaient refusé qu’il soit photographié dans leurs locaux pour notre magazine (voir n° 35). Trop sulfureux. La séance s’était finalement déroulée – un signe ? – au Musée des arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques du quai Branly. Cette fois, ce sont certaines marques qui ont catégoriquement refusé qu’il porte leurs vêtements pour la séance mode. Booba dérange encore, souvent jusqu’au dégoût. Le métis d’origine sénégalaise a donc construit sa carrière sans accéder aux grands médias. TF1, France 2, France Inter, RTL, Europe 1, tous l’ignorent… sauf à la rubrique  » faits divers ».

En février dernier, la voiture de La Fouine, un rappeur rival, a essuyé deux coups de feu dans le Val-de-Marne. Les réseaux sociaux et les grands médias se sont enflammés, le désignant parfois comme le  commanditaire. Une partie de l’establishment français n’a tout simplement pas compris que le  » duc de Boulogne » est un phénomène de société. Ses six albums, disque de platine (100.000 exemplaires vendus), double platine ou triple platine, en témoignent. Et il pèse très lourd sur les réseaux: 196 millions de vues sur YouTube, 2,5 millions de fans sur Facebook, 900.000 followers sur Twitter… plus que TF1, Le MondeLibération et France Inter réunis ! Pour mieux se passer d’eux, Booba est devenu un  média à lui tout seul.

Retrouvez l’intégralité de la rencontre de Booba dans GQ – Avril 2013, en kiosque.

1 COMMENTAIRE

  1. Certainement le seul et unique rappeur français qui a compris qu’il faut de l’esprit et de la recherche pour écrire des textes qui marque et resteront dans les têtes, de mauvais oeil à Futur, ça a changé c’est sur, mais ça fait toujours aussi mal car ça a évolué dans des directions qui n’ont pas toujours plu à certains puristes de la premiere heure (Lunatic) mais booba à toujours su être au sommet de son art

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